Grant rządowy i 200 specjalistów. Toyota buduje centrum B+R IT we Wrocławiu
Toyota Motor Europe oficjalnie uruchomiła we Wrocławiu Toyota Digital Hub – centrum badawczo-rozwojowe usług IT, które ma stać się jednym z kluczowych ośrodków koncernu w obszarze...
Samorząd Łodzi sięga po parkowanie, by promować krwiodawstwo
Honorowi dawcy krwi oraz przeszczepów w Łodzi zyskają prawo do bezpłatnego parkowania w strefie płatnego parkowania. Radni miejscy przyjęli obywatelski projekt uchwały, którego celem jest...
Resort klimatu stawia na mobilne butelkomaty i cyfrowy zwrot kaucji
System kaucyjny w Polsce przygotowuje się do pierwszego pełnego sezonu letniego z nową infrastrukturą. Ministerstwo Klimatu i Środowiska zapowiada uruchomienie mobilnych butelkomatów, które...
Google stawia na Kraków. 300 nowych stanowisk pracy w kompleksie Tertium
Google uruchomiło w Krakowie drugie biuro, wzmacniając rolę miasta jako jednego z kluczowych hubów inżynieryjnych koncernu na świecie. Nowa przestrzeń w kompleksie Tertium przy ul. Lublańskiej...
Kamizelki nożoodporne dla ratowników medycznych trafią do karetek w najbliższych tygodniach
Kamizelki nożo- i szpikulcoodporne dla ratowników medycznych są już zakupione i wchodzą w fazę dystrybucji – poinformowała wiceminister zdrowia Katarzyna Kacperczyk. Jak podkreśliła, stacje...

Le maire de Cannes attaque les figures du macronisme au lancement de sa campagne

05.07.2026


En choisissant Saint-Raphaël (Var) pour lancer sa campagne présidentielle, David Lisnard a donné le ton d’une candidature construite contre ce qu’il décrit comme la continuité du pouvoir actuel. Devant près de 1.500 personnes selon les organisateurs, le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) a pris pour cibles les figures pressenties du camp macroniste pour 2027, notamment l’ancien Premier ministre Édouard Philippe et l’ex-chef du gouvernement Gabriel Attal. « Pourquoi vouloir à nouveau tenter de nous dire que le seul choix rationnel et raisonnable en 2027 serait de reconduire ceux qui ont gouverné et échoué ? », a-t-il lancé.

Candidat libéral, David Lisnard a rompu au printemps avec Les Républicains pour se présenter en solo à la présidentielle. Cette prise de distance s’est doublée d’une attaque frontale contre ce qu’il appelle « un petit monde parisien » qu’il dit avoir « découvert » via ses fonctions à la tête de l’AMF. Il décrit un milieu qui « fréquente les mêmes cercles, les mêmes lieux de pouvoir » et partage « les mêmes habitudes et les mêmes réflexes ». Selon lui, le pouvoir resterait ainsi concentré entre les mains d’une même élite politique et administrative.

Le maire de Cannes va plus loin en qualifiant cette élite de « caste » qui « confond sa survie avec celle du pays ». À l’en croire, cette classe dirigeante « s’affole » à l’approche de la présidentielle de 2027 et se montrerait « prête aujourd’hui à toutes les alliances de circonstances, à toutes les compromissions morales et politiques, à tous les reniements ». Dans ce registre, il fait allusion, sans le nommer explicitement dans ses discours rapportés, au quasi-soutien apporté récemment par le responsable LR Laurent Wauquiez à Édouard Philippe, fondateur du parti Horizons.

En s’attaquant aux « héritiers » du macronisme et à un « petit monde parisianiste », David Lisnard cherche à se positionner comme une alternative issue des territoires, en rupture avec les accords jugés opportunistes entre formations traditionnelles et ex-cadres de la majorité. S’il n’a pas détaillé lors de cette réunion les contours d’un programme, la mise en scène de ce lancement de campagne et la dénonciation des « compromissions » esquissent une stratégie centrée sur la critique de la continuité et du jeu d’alliances au sommet, à près de trois ans de l’échéance présidentielle.